Bruno Pelletier lance l’album SOUS INFLUENCES

Avec le nouvel album Sous influences, disponible dès demain,c’est porté par une vingtaine de musiciens de l’Orchestre symphonique de Longueuil, sous la direction de Marc David, que Bruno Pelletier lance ce coup de chapeau grandiose à quatorze géants de la chanson québécoise. Autant d’artistes phares qui ont fait leurs débuts dans les années 70, que le chanteur a applaudis avant même d’enregistrer son premier disque, et qui ont tous contribué à leur manière à façonner l’artiste qu’il est devenu. Ainsi, Bruno Pelletier se réapproprie en version orchestrale quatorze titres et livre chacune de ces chansons avec cette voix monumentale, cette sensibilité qui lui est propre. Tour à tour, Jean-Pierre Ferland, Sylvain Lelièvre, Harmonium, Gerry Boulet, Patrick Norman, Gilles Vigneault, Georges Thurston, Diane Dufresne, Michel Pagliaro, Pierre Flynn, Pauline Julien, Richard Séguin, Claude Dubois et Daniel Lavoie sont salués par l’interprète.

« J’ai choisi de fouiller dans leur catalogue pour dénicher les chansons qui me parlaient le plus, maintenant, en 2019. J’ai tenté de trouver des pièces qui résonneraient pour les gens aujourd’hui, et pas forcément celle à laquelle on pense immédiatement. Pas nécessairement leur grand succès. J’ai cherché ailleurs, pour présenter ces artistes autrement. » – Bruno Pelletier

Le tandem Les Twenty-Nines, formé de Julie Lamontagne et Tony Albino, musiciens bien connus du public notamment pour leur collaboration aux émissions télévisées Belle et Bum et Bonsoir Bonsoir, signe la réalisation et des arrangements orchestraux, modernes et audacieux, pour chacun des titres. Mentionnons que le nouveau directeur artistique et chef attitré de l’OSDL, le prodigieux violoniste Alexandre Da Costa qui succède à Marc David après 25 ans à la tête de l’ensemble montérégien, y exécute deux brillants solos, d’abord sur Aujourd’hui je dis bonjour à la vie d’Harmonium puis sur J’ai marché pour une nation de Michel Pagliaro.

« Je suis un interprète, auteur-compositeur. Ma première force, c’est l’interprétation, et ça signifie d’abord chanter les créateurs de chez nous. Cette fois, je m’attaque à certains des plus grands, qui m’ont tous précédé. Des artistes qui m’ont marqué personnellement, qui m’ont inspiré professionnellement. Et honnêtement, j’aurais pu faire un album triple ! Il a donc fallu que je trace une ligne et j’ai alors posé trois repères : l’influence, l’expérience,l’anecdote. Ainsi, avec chacun d’eux, j’ai une petite histoire. »- BRUNO PELLETIER

Chacune des chansons vue par Bruno Pelletier

Le chat du café des artistes Pour moi, Jaune de Jean-Pierre Ferlandest l’un des trois plus importants albums québécois avec L’Heptade d’Harmonium et Deux cents nuits à l’heure de Fiori-Séguin. Un album mythique, qui m’a marqué et a touché beaucoup de monde. Pour le musicien que je suis, les musiciens de cet album étaient très impressionnants, c’était énorme. Bref, je tenais à présenter un titre de Jaune.

Loin loin de la ville Début des années 90, j’enregistre mon premier album au studio Victor, au milieu de la nuit parce qu’on a zéro budget ! Tout à coup, je vois retontir Georges Thurston – que j’adorais ! – qui vient s’asseoir pour jaser, de tout, de rien, de la vie, pendant une bonne heure. Ç’a été trippant, marquant. Comme on entend moins Boule Noire aujourd’hui, quand ce fut le moment de faire mes choix pour le disque, je l’ai retenu sans hésiter.

QueJe voue une admiration profonde pour Diane Dufresne. Elle est une artiste complète, le top de la créativité au Québec, à mon avis. Et un jour, je reçois un appel pour travailler sur un spectacle de Brel au Festival d’été de Québec, mis en scène par Diane Dufresne. Pour moi, ç’a été une expérience fascinante, une rencontre inoubliable, et c’est la raison pour laquelle j’ai choisi de chanter un de ses textes sur l’album.

J’ai marché pour une nation Michel Pagliaro a été le premier « vrai » rockeur québécois à me faire tripper. J’étais encore adolescent. Ses mélodies hyper efficaces, ses hooks de guitare… Ses chansons sont intemporelles. Je l’ai beaucoup interprété à l’époque où je faisais mes classes dans les bars et j’ai eu la chance de discuter longuement avec lui lors de la création de mon deuxième album. Il était venu au studio Saint-Vincent, je ne sais même plus pourquoi, mais je me souviens de moments très cool en sa compagnie !

Aujourd’hui je dis bonjour à la vie J’étais batteur et je commençais tout juste à jouer de la guitare. Grand fan de rock progressif, je vois Harmonium qui débarque avec ce son folk progressif, avec des couleurs un peu jazzy dans les accords acoustiques de douze cordes, c’était… WOW. Et la façon unique qu’a Serge Fiori d’écrire ses textes impressionnistes… j’étais fasciné, inspiré et très impressionné !

Le temps des vivants En cours de route, alors que le disque était bien avancé, j’ai vu un documentaire sur Pauline Julien. Je savais qu’elle avait beaucoup promené et chanté La Manic de Georges Dor, tout comme moi, plus tard dans les années 90. Je connaissais son œuvre en partie, mais ce film sur sa vie m’a fait comprendre à quel point c’était une grande. C’est notre Barbara, notre Gréco, une Piaf. L’album devait contenir 12 ou 13 chansons, mais Pauline Julien s’est imposée.

Venir au monde Sylvain Lelièvre, c’est un gars de Québec, comme moi. Un jour, j’ai chanté une de ses pièces avec l’Orchestre symphonique à Québec pour lui rendre hommage, à la demande de Monique Giroux qui menait la direction artistique de ce show. Je me suis alors replongé dans son catalogue. J’ai réalisé que je connaissais beaucoup de ses chansons et j’ai constaté à quel point c’était merveilleux de les réentendre. À ce moment, je me suis dit que je devais enregistrer un de ses titres, à ma façon. Et voilà, c’est Venir au monde.

Un beau grand bateau Gerry Boulet et Offenbach comptent aussi parmi les premiers rockeurs que j’ai écoutés. J’essayais de chanter l’album Traversion, dans le sous-sol, chez nous. Dans les années 80, le sonorisateur de Gerry – qui était un ami, un voisin dans Charlesbourg – a invité mon band de jeunes musiciens rock à produire notre première maquette chez lui… avec la console et le micro de Gerry ! C’est le souvenir heureux de travailler avec du « gear » professionnel, avec un pro, pour la première fois. C’était gros !

Elle s’en va Patrick Norman est pour moi notre Gordon Lightfoot. C’est quelqu’un que j’ai découvert sur le tard, il était déjà une star. Un jour, je le vois dans un spectacle à la télévision : c’était la maîtrise absolue, l’équilibre entre le doigté « clean » et une voix tout en finesse. C’est un grand auteur-compositeur, un artiste qui perdure. Je lui ai dit, à quel point je l’admirais et il a été étonné, je pense, car on est à des kilomètres l’un de l’autre dans nos styles musicaux. Aujourd’hui, il en a une preuve !

Pendant que Bizarrement, je n’ai pas eu souvent l’occasion de chanter Gilles Vigneault. Le swing, le lyrisme et cette attaque des mots qui est la sienne, c’est difficile. On doit vraiment faire un exercice pour ne pas tenter d’être Vigneault, mais plutôt se ramener à soi et à comment ces textes-là résonnent en nous. C’est une légende vivante. L’interprète que je suis devait immortaliser une de ses chansons et j’ai choisi Pendant que. Julie et Tony ont tout de suite vu les bateaux, la tempête, le mouvement. Ça les a inspirés immédiatement.

La complainte du chercheur d’or Celle-là, c’est Tony et Julie qui me l’ont proposée. J’avais arrêté mon choix sur un autre titre de Pierre Flynn, un créateur pour qui j’ai beaucoup de respect et d’admiration. Mais quand j’ai entendu La complainte du chercheur d’or, je suis tombé en pâmoison devant cette chanson. C’est du grand Pierre Flynn, une écriture remarquable, une mélodie et des harmonies fabuleuses.

Chanson pour durer toujours Depuis toujours, voilà une de mes chansons préférées de Richard Séguin. J’ai une affection particulière pour lui depuis notre première rencontre. C’était dans les années 80, dans un bar à Québec. Après une représentation de sa tournée Journée d’Amérique, il est là et m’écoute chanter. Avec son intégrité, sa gentillesse, il est venu me parler et m’a dit qu’il fallait absolument qu’il me présente à son monde. Il a vraiment tenté de me filer un coup de main, à mes débuts. Je lui en serai éternellement reconnaissant. Je garde toujours un souvenir particulier de cette rencontre-là.

Lettre à l’univers Claude Dubois est pour moi le plus grand chanteur que le Québec ait jamais eu. Je ne sais pas combien de fois j’ai essayé de le lui dire. J’ai réussi, il y a deux ans ! On était tous les deux au Festival des montgolfières de Gatineau, je suis entré dans sa loge, j’ai fermé la porte – il était comme captif ! – et je lui ai dit : « Tu es le plus grand. Je viens encore de t’écouter et sache que si je fais ce métier, c’est beaucoup grâce à toi. J’ai souvent chanté tes chansons à mes débuts, c’était “tough” du Dubois ! Et je suis toujours impressionné aujourd’hui. Je pense qu’il fallait que tu l’entendes. »

Boule qui roule Daniel Lavoie est devenu un véritable ami alors qu’on partageait la scène ensemble, à des centaines de reprises, lors des diverses tournées de Notre-Dame de Paris. Un ami avec qui j’ai écrit des chansons, avec qui j’ai une correspondance régulière depuis des années. Boule qui roule, tout en douceur, conclut bien l’album. Et c’est une pièce de Daniel que je voulais faire redécouvrir. C’est aussi ma job comme interprète de mettre de l’avant d’excellentes chansons, mais plus confidentielles.

Une tournée Sous influences dès 2020!

Bruno Pelletier et les membres de l’OSDL travaillent actuellement à la préparation d’un grand concert réunissant plus d’une vingtaine de musiciens sur scène et qui sera présenté dès 2020 dans une quinzaine de villes au Québec. Tous les détails seront annoncés ultérieurement.

Bruno Pelletier chante depuis plus de 35 ans maintenant, et compte sans conteste parmi les artistes les plus appréciés de sa génération avec plus de deux millions d’unités vendues en carrière. Avec ses disques solos, de nombreux projets spéciaux tels que Musique et cinéma avec Guy St-Onge, ou encore sa participation à plusieurs comédies musicales d’envergure, comme Dracula, Starmania ou Notre-Dame de Paris, le chanteur a récolté à ce jour plusieurs prix et distinctions, dont trois Félix de l’interprète masculin de l’année. Sous influences est le 13e album solo de cet artiste au sommet de sa forme, qui exerce avec brio et une passion inaltérable le plus beau métier du monde ! Bruno Pelletier est porte-parole depuis de sept ans de la Fondation québécoise du cancer. Pour tout savoir : brunopelletier.com.

L’Orchestre symphonique de Longueuil a été fondé en 1986 et regroupe 52 musiciens professionnels. Sa mission est de produire des événements musicaux innovateurs, qui démocratisent l’accès à la musique symphonique partout en Montérégie. Pour cet album, près d’une vingtaine de ceux-ci se sont joint à ce projet. Pour plus d’information, on visite le www.osdl.ca.